Actions et projets · Environnement
La ceinture verte de Ouagadougou
Poumon vert et garde-manger de la métropole, la ceinture verte protège la capitale de l’harmattan depuis les années 1970 et nourrit aujourd’hui des milliers de familles grâce à l’agriculture urbaine. Le Grand Ouaga en fait un chantier prioritaire de sa stratégie climat et alimentation.
Comprendre
Un rempart végétal né dans les années 1970
Face à la croissance rapide de Ouagadougou, les autorités imaginent dès les années 1970 une zone tampon boisée autour de la capitale. Mise en place avec l’appui d’une mission forestière allemande, cette ceinture d’arbres s’étend sur 21 kilomètres de long et 500 mètres de large et couvre la quasi-totalité des arrondissements de la ville ainsi que plusieurs villages voisins.
Officiellement relancée en 2005 dans le sillage de la Grande muraille verte, l’initiative a souffert du manque d’entretien et d’une occupation anarchique des espaces : sa superficie est passée de 2 100 à 1 100 hectares. Depuis 2016, la commune de Ouagadougou en a fait une priorité et, depuis 2018, applique une nouvelle approche qui associe reboisement progressif et agriculture urbaine : les périmètres sont aménagés, alimentés en eau et clôturés, puis confiés à des maraîchères qui entretiennent les arbres tout en cultivant.
Les fonctions de la ceinture verte
- Protéger la ville du vent d’harmattan et de la poussière.
- Freiner l’érosion éolienne et hydrique, en particulier vers les barrages qui alimentent Ouagadougou en eau.
- Limiter l’étalement urbain et offrir des espaces de repos et de loisirs.
- Produire du bois et de la biomasse tout en garantissant un couvert végétal permanent.
- Nourrir la ville grâce au maraîchage et à l’agroforesterie.
- Créer des emplois et des revenus, en priorité pour les femmes et les jeunes.
Le Grand Ouaga en action
Ce que la Communauté des communes a réalisé
Avec l’appui de l’Union européenne, le Projet d’appui à la croissance économique urbaine et à la gouvernance métropolitaine du Grand Ouaga (PAGO) a fait de la ceinture verte l’un de ses chantiers phares. Sa sous-composante agroforestière, lancée le 8 août 2024, prévoyait l’aménagement de 100 hectares de périmètres maraîchers et la réalisation de 40 forages et bassins.
9 octobre 2026
85 hectares inaugurés à Tanghin et Rimkièta
En clôture du FUGO 2026, 85 hectares de périmètres maraîchers aménagés et viabilisés ont été remis à plus de 2 500 femmes : 32 forages, 203 bassins de 10 m³, 2 châteaux d’eau, 10 blocs sanitaires et 2 aires de jeux, pour un investissement de 942,7 millions de F CFA.
Planification
Une ceinture verte délimitée et protégée
Le PAGO a permis la délimitation de la ceinture verte de Ouagadougou, préalable à sa sécurisation foncière, et l’inscrit dans la vision métropolitaine Ouaga 2050 et le Plan Climat Air Énergie du territoire.
Alimentation
Le garde-manger du Grand Ouaga
À travers son Plan alimentaire territorial, le Pacte de Milan et le programme AfriFOODlinks dont Ouagadougou est ville pilote, le Grand Ouaga fait de la ceinture verte le socle d’une alimentation sûre et saine pour une métropole en pleine croissance.
Une dynamique partagée
Les partenaires mobilisés aux côtés de la commune de Ouagadougou
Depuis l’appel lancé par la municipalité aux entreprises et organisations de son territoire, de nombreuses initiatives se complètent sur la ceinture verte. Elles valent à Ouagadougou le prix ESSEC de la « Ville africaine solidaire et durable » en 2021.
2021 – 2023
AIMF, Wallonie et Ville de Bordeaux
Revalorisation de 12 hectares : 5 000 plants acquis, 8 000 plants mis en terre avec la fédération des maraîchers et pépiniéristes, 4 forages, adductions d’eau et clôture de 20 hectares en matériaux locaux. Budget de 332 000 euros via le Fonds de coopération de l’AIMF. Périmètres opérationnels visités le 8 août 2024.
2024 – 2027
Rikolto et le gouvernement flamand
Projet « Restaurer la ceinture verte pour atténuer le changement climatique » (1er novembre 2024 – 31 octobre 2027) : réhabilitation d’un site de 15 hectares en agroécologie, aquaculture et irrigation goutte-à-goutte au profit de plus de 4 200 résidents, avec des parcelles portées de 30 à 150 m² par maraîchère.
Adaptation
ACRA, INERA et UICN
Projet d’élaboration de politiques fondées sur l’approche d’adaptation basée sur les écosystèmes (EbA), soutenu par le Global EbA Fund de l’UICN et financé par l’Initiative internationale pour le climat (IKI). Il a notamment donné naissance au site ceintureverte-ouaga.bf et s’est clôturé en juin 2025.
Sources : ceintureverte-ouaga.bf · Faso7, 9 octobre 2026 · AIMF · Rikolto · LeFaso.net, 10 décembre 2024
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Entreprises, associations, partenaires techniques et financiers : la Communauté des communes du Grand Ouaga et la commune de Ouagadougou vous accompagnent.